Présentation

Présentation
La vie de princesse n'est pas aussi belle qu'on peut le croire. Dans les contes de fée on y voit toujours de jolies jeunes filles portant de superbes robes de bal, qui ont toujours des prétendants tous plus beaux les uns que les autres. Ceci n'est que la partie visible de l'iceberg. Le revers de la médaille est un peu plus sombre. Ce qu'on ne dit pas dans les livres d'enfants, c'est que la jeune fille a rarement le droit de choisir qui sera son époux. C'est ce qui s'est passé pour moi. J'avais à peine dix-sept ans que mon père voulait déjà que je rencontre des hommes assez âgés pour être mon père. Je crois qu'on peut appeler ça un mariage forcé, non ? Mon père appelle ça, un arrangement en bons termes, c'est surtout un bon moyen de reporter la responsabilité de mon éducation sur quelqu'un d'autre. Et l'amour dans tout ça ? Ca peut faire cliché quand on y pense, mais que serait le monde sans l'amour ? On rêve toutes de ça, qu'on soit princesse, pauvre ou que sais-je encore. Ce destin qui est tout tracé n'est pas le mien, je le refuse depuis toujours et je me battrai pour trouver l'amour, quel qu'en soit le prix à payer.

Avec :

Alexis Bledel As Isabella Strauss / Aurélia Pesters
Kristen Bell As Sarah Evans
Sophia Bush As Ava Paterson
Bethany Joy Lenz As Alexa Newton
Rachel Bilson As Julia

Jensen Ackles As Ethan Evans
Jared Padalecki As Noah Parker
Chad Michael Murray As Jason Newton
James Lafferty As Mike Sanders
Michael Weatherly As Marco

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Mes autres fic

# Posté le vendredi 01 août 2008 07:15

Modifié le vendredi 01 août 2008 19:32

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Cette vie n'est vraiment pas pour moi. Plus le temps passe et plus j'en suis convaincue. Avoir une quantité de personnes sous ses ordres, ça peut parraître cool au premier abord, quand on en a pas l'habitude j'imagine, mais en ce qui me concerne, je n'en peux plus. Chauffeur, femmes de chambre et j'en passe, pourquoi est-ce que toutes ces personnes me respectent autant ? Sans doute parce que je suis la princesse Isabelle Strauss. Je ne veux pas être respectée pour qui je suis, mais pour ce que je suis. Apparemment quand on est une princesse c'est trop demander. C'est pourquoi je veux partir de ce château qui est en train de devenir ma prison, mon tombeau. J'avais donc décidé de partir, de voler de mes propres ailes, mais je savais d'or et déjà que ce ne serait pas chose facile. Essayer de ranger ma mère à ma cause était peine perdue, elle suivait ce que mon père disait sans se poser de questions, il allait donc falloir que je fasse preuve d'imagination. J'avais exprimé mon souhait à rencontrer mon père au plus vite et une de mes femmes de chambre vint enfin me chercher pour me mener à lui. Je marchais en silence, redoutant l'entrevue qui allait suivre. J'entrai dans le bureau et fut émerveillée une fois de plus par sa beauté. Tout ce qui m'entourait ou presque était en or, c'était tout simplement une pure merveille, mais l'heure n'était pas de m'émerveiller devant quoi que ce soit, mais d'être convaincante. Mon père me tournait le dos. La porte se referma derrière moi et mon père se retourna, me faisant face. La fatigue se lisait sur ses traits. Ma mère se trouvait à son côté, le mains croisés dans le dos.

Père : Bonjour Isabella.

Comme toujours lorsque je m'adressai à lui, je baissai la tête, signe de respect.

Moi : Bonjour père ... mère.

Mère : Bonour ma fille.

Père : Pourquoi as-tu souhaité avoir cet entretien ?

Moi : Pour commencer, je tiens à vous remercier tous les deux pour tout ce que vous avez fait pour moi. Je suis vraiment heureuse de vivre ici, à vos côtés et je suis conscience de la chance que j'ai de mener la vie que j'ai.

Père : Viens en aux faits, veux-tu ? Je sais d'avance qu'un mais ne va pas tarder à suivre.

Moi : Ce que vous planifiez pour mon avenir ne me convient pas.

Je fis ce que je n'avais encore jamais fait par le passé. Je regardai mon père droit dans les yeux, tandis que ma mère restait bouche bée, comme choquée par mes paroles.

Père : Serais-tu tombée sur la tête ? Il est de mon devoir en tant que père et roi de décider de ce qui est bon pour toi. Je ne veux que le meilleur pour ma fille, tu devrais le savoir, non ?

Moi : J'en suis consciente père, mais dans vos projets d'avenir me concernant, vous avez oublié une chose.

Père : Laquelle ?

Moi : Le bonheur. Comment pourrais-je être heureuse aux côtés d'un homme dont je ne suis pas amoureuse ? Le souhait de tous les pères et mères est de voir leur enfant heureux, je crois.

Père : Arrête un moment de jouer les vautours et dis moi clairement ce que tu essaies de nous dire.

Moi : Avoir ma chance de mener à bien mes projets. Pouvoir être une fille comme toutes les autres, aller au lycée, faire de nouvelles rencontres, avoir des amis.

Père : Ma fille est folle ! Tu ne sais dont pas comment sont les jeunes d'aujourd'hui ? Les filles sont toutes des trainées et les hommes ne veulent qu'une chose : mettre la main sur ses filles de joie.

Moi : Vous devriez le savoir mieux que personne père, je ne suis pas ce genre de filles et je reste convaincue que le monde ne regorge pas de personnes de cette espèce. Laissez-moi une chance de vous le prouvez.

Mère : J'ai l'impression que ce que tu recherches est bien différent. Peux-tu nous faire part de ton réel désir, Isabella ?

Moi : Je cherche ce que cherchent toues les jeunes filles, l'amour.

Père : Mais je peux le trouver pour toi. Pourquoi veux-tu partir alors que tu peux l'avoir en un rien de temps ?

Moi : Permettez-moi de vous dire que vous faites fausse route père. Vous pouvez me trouver un homme qui deviendra mon mari, certes, mais l'amour, tout l'or du monde ne vous permettra pas de me le trouver.

Père : Tu ne voudrais tout de même pas que je laisse ma fille unique de sang royal partir seule à l'aventure ?

Moi : Je vous en prie père, c'est mon souhait le plus cher. J'ai toujours fait ce que vous me demandiez sans jamais exiger quoi que ce soit, je pense avoir mérité cela.

Père : Nous allons passer un accord. Tu as rencontré Joshua il y a deux jours, tu te souviens ?

Moi : Bien sûr.

Père : Je te laisse une année, une année pendant laquelle tu devrais me prouver que mes préjugés sur les jeunes et la vie qu'ils mènent sont faux. Si tu n'y parviens pas, tu l'épouseras, que tu le veuilles ou non. A propos, où veux-tu aller exactement ?

Moi : Chicago.

Père : Chicago ??? Bon, j'imagine que c'est envisagle. Julia et Marco t'accompagneront. Ils joueront le rôle de ton père et de ta soeur aux yeux de tous. Dès l'instant où tu seras là-bas, tu ne seras plus la princessa Isabelle Strauss, mais Aurélia Pesters. Mon but étant avant tout que tu ne trouves un époux, tu le feras toi même.

Moi : Pourquoi le mariage père ? Beaucoup de femmes ne le sont pas de nos jours et elles n'en sont pas moins respectables.

Père : Isabella ! J'ai écouté et accepté tes conditions, à toi de respecter les miennes.

Moi : Bien père.

Père : A présent retourne dans ta chambre. Tu partiras dès demain matin.

En cet instant, j'étais plus heureuse que je ne l'avais jamais été de toute mon existence. J'allais enfin connaître une vie normale, la vie de citadine et peut être même l'amour. C'était préférable d'ailleurs, il était hors de question que j'épouse Joshua.


Comment trouvez-vous ce premier chapitre ?

Le rêve d'Isabella ?

Les conditions de son père ?

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# Posté le vendredi 01 août 2008 07:37

Modifié le dimanche 10 août 2008 09:58

[ 2 ]

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J'étais seule dans ma chambre et tentai d'en mémoriser le plus petit détail, aussi insignifiant puisse-t-il être. J'avais envie plus que tout de m'éloigner de mon pays, de mon statut de princesse, mais je ne pouvais nier le fait que ma famille et mes proches allaient me manquer. Mille craintes se cognaient les unes contre les autres dans mon esprit, comme par exemple, que ferais-je si quelqu'un me reconnaissait, bien que Chicago soit suffisemment éloignée de l'Italie pour me permettre de garder un certain anonymat. Mais ce n'était pas ma plus grande crainte, non. Loin de là même, ma plus grande peur était de revenir un an plus tard, seule. Si cela arrivait, je serai contrainte à me marier avec un homme que je n'avais pas choisi et que je ne désirai pas.


... : Mademoiselle ?

Plongée dans mes pensées que j'étais, je n'avais pas entendu Julia entrer. Bien qu'elle travaillait pour moi depuis qu'elle avait treize ans, la jeune femme de dix-huit ans qu'elle était devenue ne cessaie de me surprendre jour après jour. Tout dans son comportement et son apparence pouvait laisser croire qu'elle était de sang royale et non ma femme de chambre.

Moi : Pour l'amour du ciel Julia ! Je te rappelle que nous allons vivre ensemble pendant un an et qu'aux yeux de tous tu seras ma soeur. Je ne pense pas que le mensonge sera crédible très longtemps si tu m'appelles mademoiselle.

Julia : Je suis désolée made ... Isabella, tout ceci est si nouveau et étrange pour moi.

Moi : Tu progresses, on est sur la bonne voie, la seule différence, c'est que dès le moment où nous quitterons le château, tu devras m'appeler Aurélia.

Je m'assis à ma coiffeuse et brossai mes cheveux, tout en regardant Julia dans le miroire. Elle avait les yeux rivés sur mon dos et ne semblait pas tout comprendre.

Moi : J'imagine que tu dois me prendre pour une folle en puissance ? Après tout, j'ai tout ce dont je peux rêver, des parents aimants, des personnes qui sont prêtes à céder au moindre de mes caprices, et malgré cela je préfère prendre le large durant une année.

Julia : Je ne me permettrais jamais, seulement il est vrai que je ne comprends pas la raison de votre ... ta démarche.

Je me retournai, regardant Julia, amusée. Me parler comme si nous étions amies n'était pas une tâche facile pour elle et j'en étais désolée. J'espérai de tout coeur que cette année passée ensemble à cohabiter et à jouer les soeurs allaient nous rapprocher et qui sait ? Peut être que nous allions devenir de vraies amies toutes les deux.

Moi : Ne rêves-tu pas de rencontrer le prince charment ? Celui qui viendra te libérer de ta prison dorée pour t'emmener au loin sur son magnifique cheval blanc ? Le grand amour, le vrai, celui dont rêvent toutes les petites filles ?

Julia : L'amour ? C'est la raison de ton désir de partir ?

Moi : Oui. Je trouve que c'est tellement excitant. Partir à la conquête de l'inconnu, dans un pays que je ne connais pas, des habitutes qui ne sont pas les miennes. Le lycée, tu te rends compte ? Moi qui n'ai jamais eu que des cours particuliers, je vais enfin pouvoir me mêler aux autres sans avoir à me soucier de l'avis de qui que ce soit. Et toi alors ? Tu n'es pas curieuse de savoir ce qui t'attend là-bas ?

Julia : Ma seule mission est de t'escorter, de veiller à ce qu'il ne t'arrive rien.

Moi : Ne t'en fais pas pour l'escorte, je suis certaine que je trouverai tout ce dont j'ai besoin à ce niveau-là, d'ici quelques temps. Nous ferions mieux de nous reposer quelques heures, à présent, une longue journée nous attend demain.

Après m'avoir souhaité une bonne nuit, Julia se retira, me laissant seule avec mon excitation grandissante. Le sommeil mit de longues minutes à venir cette nuit-là, mes pensées refusant de s'eclipser. Je me demandais déjà comment pouvaient-être les Américains.
Quelques heures plus tard, nous étions tous trois dans l'avion. Marco était à mes côtés, tandis que Julia se trouvait quelques rangées de sièges plus loin. Durant cette année, Marco serait mon père et Julia ma soeur. Peu d'Italiens se trouvaient à bord et Marco avait prié le personnel de garder la discretion qui s'imposait au sujet de ma présence à bord. Cela semblait marcher pour le moment, puisque personne ne se préoccupait de moi, mis à part un charment jeune homme assis à ma droite qui me dévisageait, souriant de toutes ses dents.

... : Tu rentres de vacances ?

Je jetai un coup d'oeil en direction de Marco, vérifiant qu'il n'écoutait pas les paroles de mon voisin. J'allai pouvoir être tranquille, mon garde du corps était déjà dans les bras de Morphée. Me concentrant de nouveau sur le beau blond, je le gratifiai au passage d'un sourire qu'il me rendit.

Moi : On ne peut pas dire ça, en fait je déménage.

... : Tu es Italienne alors ?

Moi : Non plus, j'étais seulement de passage pour une journée ici.

... : Quelle est ta prochaine destination ?

Moi : Chicago et la tienne ?

... : Je crois bien que nous nous rendons au même endroit. Ne me dis pas qu'une aussi belle jeune fille que toi voyage seule ? Ce n'est pas très prudent.

J'étais rayonnante. Je ne m'étais pas sentie aussi bien depuis très longtemps. Ce jeune homme plus que séduisant me faisait du charme ce qui était loin d'être désagréable à mon goût.

Moi : Non, en vérité je suis avec mon père. Je désignai de mon index gauche Marco, qui dormait toujours. Ma soeur Julia est un peu plus loin dans l'appareil.

... : Je préfère ça. Je suis avec ma soeur Alexa qui est à côté de moi. Oh ! J'ai oublié de me présenter, je m'appelle Jason.

Moi : Et moi Aurélia.

... : Ravie que vous vous entendiez aussi bien tous les deux, mais il y en a qui voudraient dormir si ça ne vous fait rien !

Une jeune femme se pencha dans notre direction, nous regardant sévèrement. Malgré moi, je ne pus m'empêcher d'éclater de rire et Jason ne tarda pas à m'imiter. La soeur de Jason sembla se vexa et se renfonça dans son fauteuil, posant un casque sur oreilles.

Jason : Alors, où est-ce que tu vas vivre ?

Moi : Je dois dire que je l'ignore. Mon père préfère nous faire la surprise.

Jason : Plutôt cool comme surprise. Enfin tout dépend de la maison bien sûr.

Moi : Comment c'est les Etats-Unis ?

Jason : Ne me dis pas que tu n'y as jamais mis les pieds ???

Moi : Au risque de passer pour une paria, j'ai bien peur de devoir te répondre que si.

Jason sembla tout d'abord surpris, puis un sourire ravi éclaira son beau visage.

Jason : Si ça te dit je pourrais jouer les guides à notre arrivée ? Je connais Chicago comme ma poche, je pourrais m'y repérer les yeux fermés.

Moi : Dans ce cas, si ce que tu dis est vrai, je pense qu'il serait stupide de ma part de ne pas en profiter.

Jason : Je crois que je vais suivre l'exemple d'Alexa et dormir quelques heures. Depuis ce matin nous n'avons pas arrêté.

Il ferma les yeux et ne tarda pas à s'endormir. Suivant son geste je me plongeai devant le film qui était en train de passer et mes yeux lourds de sommeil ne tardèrent pas à se fermer.


Que pensez-vous de la conversation Isabelle - Julia ?

Du fait qu'elles vont être soeurs ?

De la rencontre qu'Isabella fait dans l'avion ?

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# Posté le vendredi 01 août 2008 11:33

Modifié le samedi 02 août 2008 13:07

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Quand je me réveillai quelques heures plus tard, j'eus la désagréable impression de me réveiller d'un terrible cauchemar. Mais essayer de m'en rappeler était comme retenir de l'eau entre mes doigts, autrement dit, impossible. Tout en regardant autour de moi, je me rappelai peu à peu où je me trouvai et la raison qui faisait que je m'y trouvais. Je me sentis observée et un instant je crus que j'étais découverte et que les appareils photos n'allaient pas tarder à me bombarder de toutes parts, mais heureusement, il ne s'agissait que de Jason.

Jason : Bien dormi ?

Moi : Aussi bien que dans une cellule de prison. Est-ce que tu as une idée de quand on arrive ?

Jason : Aucune idée. Je viens tout juste de me réveiller et la vision d'un ange m'a fait perdre toute notion de la réalité.

Moi : Est-ce que je dois comprendre par là que nous nous sommes écrasés et que nous sommes à présent au paradis ?

Jason : Possible, ça expliquerait beaucoup de choses, comme par exemple ta présence à mes côtés.

Moi : Tu es toujours comme ça avec les filles qui sont à tes côtés dans l'avion ?

Jason : Bien sûr que non, seulement avec les plus jolies.

Moi : Je suis flatée.

... : Hm hm ...

Marco venait de se réveiller de toute évidence. Tournant la tête vers lui, je le fusillai du regard.

Moi : Oui papa ?

Marco : Chérie, tu n'as pas oublié de ce dont nous avons parlé j'espère ?

Moi : Je ne vois pas du tout ce dont à quoi tu fais allusion.

Marco : Ne joues pas à celle qui ne sait pas Aurélia.

Jason : Vous ne vous disputez pas à cause de moi j'espère ?

Moi : Bien sûr que non, mon père à tendance à me casser les pieds parfois

Marco : Nous allons atérir d'une minute à l'autre, vous feriez bien de boucler vos ceintures les enfants.

Moi : Combien de fois faudra-t-il que je te dise de ne pas me traîter comme une gamine ?

Je levai les yeux au ciel, faisant mine d'être l'adolescentre exaspérée par le comportement de son père trop protecteur, attitude que j'avais vraiment avec mon vrai père. Marco avait dit vrai, quelques minutes plus tard, une secousse nous annonçant que nous allions atérir se fit resentir. Tandis que l'avions se posait sur la terre ferme, les passagers rassemblait leurs effets personnels et se ruaient vers l'air libre. Alors que j'allais me lever, Jason glissa un papier dans ma main.

Jason : Je suis très content d'avoir fait ta connaissance et j'aimerai beaucoup te revoir Aurélia, si toi de ton côté tu es pour bien entendu.

J'étais aux anges. Cet adorable garçon proposait qu'on se revoit. Il était hors de question que je refuse la perche qu'il me tendait.

Moi : Je pense que c'est tout à fait dans mes possibilités.

Jason : Super. Je t'appelerai plus tard. Je te montrerai les endroits les plus cool que je connaisse et je te présenterai à mes amis. Je suis sûr que tu vas beaucoup leur plaire.

Moi : Ca marche pour moi, à bientôt alors.

Jason : A très bientôt princesse.

Un frisson parcourut mon corps tout entier. L'évocation de ce petit mot qui n'avait probablement aucune arrière pensée pour lui avait tellement de sens pour moi que mes doutes revinrent me tourmenter. Et si jamais il devinait ou bien qu'il avait des doutes ? Je chassai ces pensées de mon esprit pour le moment, me concentrant sur ce qui se passait autour de moi. J'étais dans un aéroport bondé de monde, entre des personnes qui tout comme moi arrivaient et d'autres qui attendaient leur vol. Des personnes qui s'embrassaient et pleuraient dans la joie des retrouvailles. Tous ces élans d'affection me faisait penser à tous mes proches que je n'allais pas revoir avant un an, mais la pensée de la nouvelle vie qui m'attendait me redonna vite le sourire. Sentant une pression sur mon bras, je tournai la tête et découvris Julia qui se tenait à côté de moi.

Julia : Prête à commencer une nouvelle vie ?

Moi : Bien sûr, c'est pour cette raison que nous sommes ici, non ?

Julia allait répondre quelque chose, mais je l'en empêchai d'un geste de la main.

Moi : Ecoute, je ne veux pas que tu joues les gardes du corps pour le compte de mon père durant un an, je veux que tu deviennes la parfaite américaine, que tu t'amuses et que tu profites de ta nouvelle vie, que tu sois mon égale.

Elle se pencha vers moi, faisant attention que personne n'entende ce qu'elle allait me dire.

Julia : Pour les raisons que tu sais, je ne serais jamais ton égale.

Moi : Je suis Aurélia Pesters et toi tu es ma soeur Julia, je ne vois pas en quoi nous serions différentes. Penses à ce que je viens de dire si le doute t'assaille, d'accord ?

Julia : J'imagine que oui.

Moi : Est-ce que tu sais où est papa ? Je commence à être inquiète.

Julia : La dernière fois que je l'ai apperçu, il allait réceptionner nos bagages.

Moi : Bien. On va aller à l'hôtel qui a été réservé, il nous y retrouvera.

Julia : Mais ...

Moi : Julia, ne sois pas inquiète. J'en ai marre de faire le pied de grue ici. De toute façon avec la foule qu'il y a ici, les chances de retrouver quelqu'un ici sont à peu près égales à celles de trouver une fourmie dans une botte de foin.

Un sourire s'étira sur les lèvres de ma soeur. Je sentais bien que par rapport au statut qu'elle avait depuis des années, elle n'osait pas me contrarier, bien que nous allions être d'égale à égale durant un an, mais de l'autre, Julia avait toujours été une jeune femme réfléchie, contrairement à moi qui agissait sans me soucier des conséquences que mes actes pouvaient avoir par la suite. Sans lui laisser le temps de trouver d'autres arguments qui nous forceraient à attendre que Marco daigne enfin se montrer, je la pris par la main et l'entraîna dans la foule qui se pressait dans tous les sens. Nous traversions la marée humaine têtes baissées, prenant au passage les coups des personnes qui se ruaient vers la sortie ou dans le sens contraire au notre. Après ce qui me sembla être une éternité, nous nous retrouvâmes enfin dehors. Par chance, l'hôtel dans lequel nous avions réservé ce trouvait à des pas de l'aéroport. Marco et Julia avaient fait des pieds et des mains pour que l'hôtel soit digne de mon statut de princesse mais je leur avait rappelé que désormais je n'étais plus une princesse mais Mademoiselle Toutlemonde.

Moi : Prête à commencer une nouvelle vie ?

Julia : Prête à commencer une nouvelle vie.

Nous marchions main dans la main en direction de l'hôtel, comme deux véritables soeurs.


Vous aimez toujours ?

Que pensez-vous du fait que Jason veuille revoir Isabella / Aurélia ?

De la relation Aurélia - Julia ?

Du manège Marco - Aurélia - Julia qui joue à la petite famille ?

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# Posté le vendredi 01 août 2008 17:52

Modifié le dimanche 03 août 2008 16:20

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Bras dessus, bras dessous, Julia et moi nous trouvions devant l'hôtel qui allait être notre chez nous durant quelques jours. Il n'avait certes rien à avoir avec les hôtels plus luxueux les uns que les autres auxquels j'étais habituée, mais vu de l'extérieur, il semblait tout de même avoir un certain charme. Prenant ma soeur par les épaules, je la forçai à me regarder.

Moi : Tu es sûre que tu te sens capable de pouvoir mentir à tout le monde durant un an ? De pouvoir jouer le rôle de Julia Pesters, soeur d'Aurélia Pesters.

Julia : Calme toi, tout va bien se passer, j'en suis certaine. Je mentirai si je disais que ça ne me fait pas bizarre de me retrouver dans une situation comme celle-ci, mais j'y arriverai.

Moi : Bien ... Dans ce cas, je crois que la seule chose qu'il nous reste à faire est de nous jeter dans la fosse aux lions et de croiser les doigts pour que personne ne me démasque.

Julia : Les changements effectués sur toi te rendant méconnaissable, je suis certaine qu'ils vont tous s'y laisser prendre.

Par mesure de sécurité pour me garantir que personne ne découvrirait que je suis en réalité la princesse Isabelle Strauss, toutes les personnes qui ne juraient que par moi au château avait fait un travail remarcable sur ma personne. J'étais passée à la casserole, c'était le cas de le dire, nouvelle couleur de cheveux, nouvelle coupe, même mes yeux y étaient passés. Je n'arrivai toujours pas à croire que le visage qui se reflétait dans le miroir était bel et bien le mien.

Moi : Je l'espère, le but n'est pas de me rendre plus célèbre que je ne le suis chez nous.

Julia : Allez viens. Tout va bien se passer, tu vas voir.

Julia me tira par le bras, m'entraînant à l'intérieur de l'hôtel. Bien que ce ne fut qu'un deux étoiles, je fus tout de suite sous le charme. Contrairement aux hôtels dont j'étais habituée, l'air ne sentait pas le fric, mais avait un air de famille, le genre d'endroits où on se sentait tout de suite à son aise, chez soi. Avec pour seuls bagages des sacs à main contenant nos effets personnels, nous nous dirigeâmes vers la réception, où nous fûmes accueillies chaleureusement.

Réceptionniste : Bonjour Mesdemoiselles et bienvenue dans notre hôtel. Puis-je quelque chose pour vous ?

Moi : Je l'espère. Nous avons réservé trois chambres au nom de Pesters.

Réceptionniste : Une seconde, je vérifie tout de suite.

Tandis que le réceptionniste vérifiait les réservations sur son ordinateur, Julia me regardait, une lueur inquiète dans le regard. Une minute plus tard, il leva les yeux vers nous, un sourire éclatant aux lèvres.

Réceptionniste : Je vois trois réservations, or vous n'êtes que deux ...

Julia : Nous venons d'arriver, nous avons préféré venir nous reposer et laisser notre père se débattre avec les contrôleurs et les valises. Il ne devrait pas tarder.

Réceptionniste : Très bien. Voici vos clés, chambre 201 et 202, deuxième étage. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, je suis à votre disposition.

Moi : Et c'est avec grand plaisir que nous vous ferons savoir si nous avons besoin de quelque chose.

Après avoir adressé un clin d'oeil au jeune homme, j'entraînai Julia à ma suite. Nous entrâmes dans ma chambre, où je me laissai tomber sur le très confortable lit deux places. Je fis signe à Julia d'en faire autant, mais elle était encore réservée en ma présence, ce qui me gênait, mais ceci était tout à fait normal. J'imagine que ma réaction aurait été la même si j'avais été à sa place.

Moi : Je n'arrive pas à croire que tout cela soit bien réel. Chicago Julia, tu te rends compte ? Je sens que l'année à venir promet d'être extraordinaire.

Julia : Penses-tu pouvoir réaliser ta part du marché ?

Moi : Ma part du marché ? Quel romantisme dis moi ! Je te rappelle quand même que c'est d'amour dont nous sommes en train de parler, et non d'une chose sans la moindre importance.

Julia : C'est vrai, mais un an pour te faire demander un mariage, tu ne trouves pas ce délais un peu court ?

Moi : Tu crois que personne ne me demandera en mariage ? Personnellement si le réceptionniste me faisait une demande j'irai tout de suite à Las Vegas.

Julia : Aurélia !

Moi : Quoi ? Il n'est pas mal du tout.

Julia : Et l'amour dans tout ça ? Tu ne vas pas me faire croire que tu es tombée amoureuse de quelqu'un avec qui tu as échangé deux mots ?

Moi : Bien sûr que non, ne sois pas ridicule.

Julia : De toute manière, même si tu avais eu des sentiments pour lui, une liaison et encore moins un mariage ne serait à envisager.

Moi : Et pourquoi donc ?

Julia : Ton statut social Aurélia, ton père s'y opposerait formellement.

Moi : Mon père n'a pas son mot à dire, les seules conditions qu'il ait exigé sont que je me marie avant l'année prochaine, pas que mon futur époux soit médecin ou professeur. Et puis c'est l'homme que je compte épouser, pas son statut social. Je ne veux pas être l'une de ses petites filles riches qui ne pensent qu'au montant de leur compte en banque.

Julia : Etre une fille normale pour qui l'argent n'aurait pas la moindre importance ?

Moi : Oui, je ne vois d'ailleurs pas pourquoi mon père me croit folle de souhaiter cela. Etre qui je suis n'a pourtant rien de très extraordinaire. Ne pas être libre de fréquenter les personnes que je souhaite n'a rien de formidable, loin de là. Tu as vu le garçon de l'avion avec qui je faisais ... plus ample connaissance, disons ?

Julia : J'ai remarqué que tu avais l'air de l'apprécier.

Moi : Tout de suite les grands mots. Je dirais plutôt qu'il me semble fort sympathique, rien de plus. Mais toi, qu'est-ce que en penses ?

Julia : Je ne l'ai apperçu que de loin, je ne peux pas me prononcer.

Moi : Une chose à laquelle je pense que nous n'allons pas tarder à remédier.

Julia : Je ne suis pas sûre de saisir ce à quoi tu fais allusion.

Moi : Il m'a proposé de me faire découvrir tous les endroits sympa de Chicago. Cela te plairait-il de jouer les touristes ?

Julia : Cela ressemble en tous points à un arrangement.

Moi : Pas un arrangement, disons plutôt que je force un peu la main du destion à faire en sorte que deux personnes qui pourraient former un très joli couple se rencontrent.

Julia : Tu ne changeras jamais.

Moi : Je suis incorrigible, je sais.

Alors que Julia semblait sur le point de répondre quelque chose, le téléphone se mit à sonner. Sautant sur mes pieds, j'allai répondre.

Moi : Oui ?

... : Isabella ! Penses-tu que ce soient des manières de répondre au téléphone alors que tu n'as pas la moindre idée de l'identité de la personne qui appelle ? Tu prends déjà les marques de cette ville de fous à ce que je vois.

Moi : Père ... J'imagine que votre appel n'est pas dans le but de me venter les mérites de Chicago ?

Père : Marco vient d'appeler pour me dire que vous êtiez arrivées, je voulais avoir de tes nouvelles.

Moi : Je suis toujours vivante, merci de vous en assurer.

Père : Je compte bien sûr sur toi pour ne pas faire honte à l'honneur de la famille.

Moi : Je sais me tenir sans prendre l'air d'être une petite sauvage, soyez tranquil. Je vais devoir vous laisser avant d'être démasquée.

Je coupai court à la conversation téléphonique exaspérée comme je l'étais souvent après chaque fois que je parlai avec mon père. Je savais dans quoi je venais de m'embarquer contrairement à ce que voulait dire le manque de confiance que m'accordait mon très cher père et je comptais bien le lui prouver.


Que pensez-vous de l'arrivée des filles à l'hôtel ?

De la conversation Aurélia - Julia ?

De l'appel du père de la jeune princesse ?

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# Posté le samedi 02 août 2008 14:56

Modifié le mardi 05 août 2008 12:45